Montpellier - PSG:3-2

samedi 30 Août 2003

5eme journée

Reactions

Resumé

Galerie photos

Pataca quel pataquès !

 

Deux passes décisives et un but, voilà quelles sont les statistiques du Portugais Rui Pataca. Entré en jeu à la mi-temps, le Montpelliérain a été le grand artisan de cette première victoire héraultaise à domicile. A Paris, il faudra retenir que Reinaldo est de plus en plus le buteur que l'on n'attendait pas. Auteur d'un doublé, le Brésilien est, lui, la seule satisfaction de la soirée.

 

 

A Montpellier

 

En expert et dans son for intérieur, Vahid Halilhodzic a dû apprécier le coaching de Gérard Bernardet. Les remplacements opérés à la pause ont permis à Montpellier de remporter son premier match de la saison à domicile. Mais il faut dire que Paris n'a pas non plus retenu les erreurs du passé. Ses errements lui ont encore été fatales. Preuve que cette équipe va encore avoir besoin de temps pour sortir de cette spirale infernale. Pourtant, Dieu sait si l'on a vu Paris s'acharner au travail cette semaine. Mais ça ne suffit pas encore.

 

Et si Paris a beaucoup travaillé les coups de pied arrêtés, cela a eu le mérite d'être très vite concluant. Ces schémas de jeu placé lui ont permis de peaufiner la finition en même temps qu'ils ont ajouté à la confiance hebdomadaire. Si bien qu'après trois tentatives non lucratives (Paulo Cesar, 1re puis Heinze, 5e repoussé par le mur et enfin Pauleta, 10e), c'est le plus excentré de tous qui va payer. Depuis la ligne médiane et face à son banc, Bernard Mendy cherche et trouve la grande carcasse de Reinaldo. Le Brésilien surclasse Carotti dans les airs, avant de loger le ballon dans la lucarne droite de Riou (19e).

 

Montpellier, hormis une incursion de Mansaré vite avortée par le pied de Déhu (15e), n'a pas montré qu'il était chez lui. Car les hommes de Bernardet vivent également ce complexe du " match à domicile " et arborent le même tableau de marche que Paris dans leur antre : une défaite et un match nul (une défaite 0-2 face à Lyon et un match nul 1-1 face à Rennes, nda).

 

Coaching fatal

 

Par la force des choses, les joueurs de l'Hérault vont être obligés de se découvrir un peu plus. Et si les risques sont calculés, comme la semaine passée face à Monaco, Paris va connaître deux chaudes alertes en deux minutes de temps. La première est l'¦uvre de Laigle. Après un une-deux avec Mansaré, l'ancien lyonnais expédie le cuir à ras du poteau gauche d'Alonzo (34e). Puis, c'est parce que la défense ne remonte pas assez vite, qu'il s'en faut de peu que Bamogo ne fasse plus que de donner de simples frissons à l'assistance. Après s'être jeté devant Mansaré, Heinze se replace trop lentement en se tenant la cuisse, et Bamogo peut tenter une lourde frappe (36e).

 

La fin de cette première période est à sens unique. Les compagnons de Carotti font le siège devant le but de Alonzo. Robert s'essaye à la volée (39e) mais c'est au-dessus. Et un peu avant que Monsieur Colombo ne renvoie tout ce petit monde aux vestiaires, Montpellier obtient côté gauche un bon coup-franc à l'angle de la surface de réparation. En deux temps, Laigle glisse à Bamogo qui dévisse sa frappe (42e).

 

Mansaré mis sous pression par Heinze, et Robert que l'on a finalement peu vu durant les quarante-cinq premières minutes, Gérard Bernardet opère quelques réajustements au repos. Doumeng se chargera de l'animation offensive et tentera de servir au mieux Pataca, venu épauler Bamogo. Des choix judicieux puisque Montpellier va quitter ses habits de chat échaudé pour afficher un visage plus conquérant. Jusqu'à l'heure de jeu, Paris ne peut que laisser venir. Et si Pataca a ouvert le bal des occasions manquées en logeant le ballon au-dessus des buts parisiens (52e), l'attaquant portugais est plus inspiré dans les minutes qui suivent.

 

Le PSG dix-septième !

 

Une frappe de Doumeng se retrouve contrée puis coincée entre Heinze et Cana (qui vient de remplacer Déhu, nda). Le ballon finit dans les pieds de Pataca qui a vu Bamogo seul dans la surface. Le service est parfait, la conclusion l'est tout autant (57e). Malheureusement, comme la semaine passée, Paris perd tout le bénéfice de sa bonne première période en l'espace de quelques minutes. Sept minutes après ce but, c'est encore Pataca qui devance de la tête Heinze. Le Portugais remet grâce à l'arrière de son crâne à Bamogo. Le buteur montpelliérain contourne Pierre-Fanfan et trompe pour la deuxième fois de la soirée Alonzo (64e). La question que l'on se pose alors est : Paris s'en relèvera-t-il ?

 

21h36 : c'est l'heure des débuts officiels de Branko Boskovic. L'international serbo-monténégrin remplace Jérôme Leroy. Dans la minute qui suit, comme un porte-bonheur pour ce Paris qui a tant couru après un gaucher, Paris retrouve le chemin de la terre promise. Cette fois, c'est Paulo Cesar qui lance Reinaldo pour un doublé dans le dos de la défense adverse (73e). En deux matches, le Brésilien a réglé quelques maux de tête offensifs à Halilhodzic.

 

Mais il était écrit que cette soirée à la Mosson n'avait pas fini de nous offrir son lot de surprises. Ce diable de Pataca, qui doit louer Bernardet de l'avoir fait entrer en deuxième période, se charge de replonger Paris dans ses doutes. Avec deux passes décisives et un but, Pataca a été l'homme de cette deuxième période. Bien plus que les deux buts servis sur un plateau à Bamogo, le Portugais de Montpellier a remis Paris face à ses responsabilités, et pas seulement celles qui sont défensives.

 

La meilleure façon de panser les plaies c'est de vite se remettre au travail ensemble. Le hasard du calendrier fait que Paris sera privé pendant une dizaine de jours de ses internationaux. Et si cela permettra à certains de penser à autre chose, ceux qui resteront au camp des Loges se préparent quelques heures désagréables. Des moments pas franchement drôles lorsque l'on est dix-septième ex-æquoŠ

 

 

Cristobal a fait le voyage. - L'ancien latéral parisien, retiré des terrains en fin de saison dernière, est venu en voiture depuis Barcelone (2h30 de trajet) pour rendre une petite visite amicale aux Parisiens sur leur lieu de résidence lors de ce déplacement en terre héraultaise. Il en a donc profité pour saluer ces ex-coéquipiers, avant de confier qu'il se préparait à passer les diplômes pour devenir entraîneur.

 

Montpellier-PSG : 3-2 (0-1). Arbitre : M. Colombo. 13887 spectateurs. But(s) : Bamogo (57e), Bamogo (65e), Rui Pataca (84e) pour Montpellier ; Reinaldo (20e), Reinaldo (73e) pour PSG. Avertissement(s) : Aucun.

 

Montpellier : Riou - Dzodic, Blanc, Carotti, Moullec - Laigle, Rouvière, Michalowski - Robert (Doumeng, 46e), Mansaré (Rui Pataca, 46e), Bamogo. Entr. : Bernardet.

 

PSG : Alonzo - Mendy, Pierre-Fanfan, Paulo Cesar, Heinze, Cubilier - J. Leroy (Boskovic, 72e), Déhu (Cana, 55e), Hugo Leal (Diawara, 90e) - Reinaldo, Pauleta. Entr. : Halilhodzic.

RETOUR