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Danijel Ljuboja : «Je n'ai pas de temps à perdre»

Dernière recrue du PSG, l'attaquant Danijel Ljuboja, 25 ans, a officiellement signé hier matin son contrat avec le club parisien. Dans la foulée, nous l'avons accompagné pour une petite visite dans la capitale. A l'issue de sa présentation officielle, hier, au cours de laquelle il a reçu son maillot au numéro 28, Danijel Ljuboja s'est offert une promenade du côté de Montmartre. Les touristes regardent, amusés, cet homme à la surprenante coupe de cheveux. « Je la garde depuis un pari fait avec mon frère et un ami, explique-t-il fièrement. Si je l'enlève, les gens vont se dire : Il est où Ljuboja ? » Un supporter s'approche : « Bonne chance, au PSG. » Ljuboja sourit. A 25 ans, il est prêt pour son nouveau défi.

Quelle différence faites-vous entre Paris et Strasbourg ?

Danijel Ljuboja . Strasbourg, c'est la capitale de l'Europe, et Paris, c'est la capitale... de la France ! (Rires) Non, sérieusement, ici on joue les premières places. C'est pour ça que je suis venu. Pas pour la ville.

Qu'évoquait pour vous le PSG ?

La valeur de ce club, c'est d'avoir toujours possédé de grands joueurs comme Weah, Rai, Leonardo. Quand je suis arrivé en France, mon plus grand souhait, c'était de jouer un jour au PSG. Mon rêve se réalise. Bon, maintenant, il faut vite oublier tout ça pour bien s'adapter.

Cette arrivée fait partie de votre plan de carrière ?

Mon rêve, à 13 ans, c'était de venir en France car mon idole était Dragan Stojkovic, Pixie, qui était alors à Marseille. Je voulais suivre sa trace mais sans spécialement jouer à Marseille.

Y a-t-il eu des moments pénibles ?

Oui, c'est difficile de réussir chez les professionnels. Je suis venu en France avec mes parents, sans parler la langue. J'ai passé neuf années à Sochaux, dont deux en pros. Après, j'ai fait trois ans et demi à Strasbourg. Tout est allé vite. C'est un grand bonheur d'arriver là aujourd'hui dans le plus grand club français. C'est vraiment quelque chose de grand. Je savoure ce qui m'arrive mais je dois vite m'adapter. Je n'ai pas de temps à perdre.

Comment vivez-vous votre statut d'international serbo-monténégrin ?

J'ai déjà quatre sélections en un an. Ça se passe bien. J'ai envie d'y rester longtemps car quand on y goûte, on n'a plus envie de lâcher ça.

Etes-vous impatient de découvrir le Parc ?

Oui. Avec Sochaux et Strasbourg, je n'ai pas eu trop le temps de regarder le public car sur le terrain je suis concentré sur le jeu. Mais contre Lille, dans les tribunes, j'ai pris du plaisir. J'ai fait plus attention et c'est vraiment beau !

Connaissiez-vous Vahid Halilhodzic auparavant ?

Personnellement non. Mais comme entraîneur, il a fait de super-choses à Lille, à Rennes et au Maroc. Avec lui, je ne peux que progresser. Je n'ai que 25 ans, il peut me faire du bien.

Parlez-vous des événements qui ont bouleversé la Yougoslavie avec lui ou avec Boskovic ?

Non, nous ne parlons pas de ça. Notre objectif, c'est le football. Tout ça c'est loin. C'est du passé.

Reinaldo ou Pauleta réalisent un bon début de saison. Etes-vous prêt à être remplaçant quelques matchs ?

Aucun joueur n'aime être remplaçant ! En ce moment, je ne pense pas à ça. Je veux juste bien m'entraîner, bien intégrer le groupe. Le reste, on verra bien. Je veux simplement être prêt pour que l'entraîneur puisse compter sur moi. J'attends tranquillement le match de samedi. Il ne faut pas se précipiter. Mais vous savez, quelle que soit l'équipe, quand vous n'êtes pas bon, vous ne jouez pas.

Un mot sur Pauleta...

C'est un grand joueur qui sait tout faire. Il joue en profondeur ou en remise. Ça sera à moi de m'adapter.

Comment jugez-vous le championnat ?

C'est un championnat très difficile. On ne marque pas facilement. Il faut être à 100 % physiquement à chaque match sinon on passe à côté.

Monaco peut-il être rejoint ?

Il faut y aller progressivement. J'ai envie d'apporter un plus au PSG si c'est possible, mais deuxième de Ligue 1, c'est déjà super.